arbres

Voyager éco-responsable : mes conseils de backpacker

Etre responsable, écolo ou consommer éthique : un mode de vie qui se fait connaître depuis quelques années et qui transforme notre manière de vivre au quotidien. Mais qu’en est-il en voyage ?
Hors de question d’oublier nos bonnes manières mais en fonction des destinations, plus ou moins reculées dans le monde, (je pense à l’eau non potable par exemple..) il y a des réflexes que l’on ne peut avoir.  C’est frustrant et on se demande surtout quel trace on laisse derrière nous. Il faut donc connaître les bonnes informations pour voyager responsable.

Je te propose ici quelques tips faciles à adopter quand tu voyages pour prendre soin de notre belle planète :

Boire sans polluer (et sans se mettre en danger)

Le sujet de l’eau est assez complexe puisque l’eau n’est pas potable partout dans le monde. Et s’il t’arrive de boire de l’eau non potable sans prendre de précautions… cela peut poser quelques soucis niveau santé.
Voici 4 réflexes à adopter en fonction de ton type de voyage :

  1. S’équiper d’une gourde : la base de la base surtout si l’eau du coin est potable ! Pour un séjour en Europe et dans les pays développés, eau du robinet et fontaines publiques suffisent à éliminer les bouteilles d’eau.
  2. Dans les pays peu développés ou certaines îles (Cuba par exemple), deux options s’ouvrent à toi :
    – s’équiper d’une gourde filtrante
    – acheter des bouteilles d’eau, mais tant qu’à faire, vise les plus grands formats. Comme ça, on évite le plastique pour 25cl d’eau…
  3. Lors de randonnées ou treks en pleine nature, l’eau des rivières, lacs et montagnes peut être potable si elle est filtrée. Tu peux utiliser une gourde filtrante ou une pompe filtrante.

pompe à eau filtrante

Au Chili, j’ai opté pour la pompe filtrante ! Plus volumineuse que les pastilles certes, mais pas d’attente (et pas de goût) pour boire l’eau et d’une durée de vie incroyable. Avec ça, le café du matin en pleine nature est au top !

Consommer local (naaan c’est vrai?)

Favoriser le contact en direct, les circuits courts et les échanges avec les locaux. C’est bien plus agréable, c’est éthique et souvent plus écologique. Bien mieux que de passer des heures au supermarché à acheter des produits de moins bonne qualité. Et quel intérêt de voyager si ce n’est pas pour manger local et goûter à tout ce qu’il y a dans les petits marchés? Hahaha !

fruits et légumes

Se déplacer intelligemment

Favorise les transports en commun comme le bus et le train qui ont un réseau bien développés dans beaucoup de pays du monde, et surtout une empreinte carbone bien plus basse.
Si tu souhaites plus de liberté, le vélo peut être ton meilleur ami (ainsi que celui de tes fessiers ) et sinon il existe aussi le stop et le covoiturage. Tu as donc moultes options pour voyager responsable !
Pour les longues distances, l’avion reste malheureusement le transport le plus simple et souvent économique. Mais tu peux aussi équilibrer : éviter l’avion si c’est pour un séjour de moins de 10 ou 15 jours par exemple.

La responsabilité morale en voyage

Eviter les attractions touristiques avec des animaux pour éviter les dérives du business touristique. L’animal n’est pas une attraction à lui seul, surtout si ses conditions de vie malsaines.
Par exemple monter sur le dos d’un âne en Grèce, ou sur le dos d’un éléphant en Thaïlande, rentrer dans les cages d’animaux drogués..

lion drogué et touriste

On est clairement tous conscient que ça n’a rien de naturel non ???

Réduire sa consommation de viande

Il n’est pas question de te convaincre à devenir végétarien ou végan (je ne le suis d’ailleurs pas. Mais c’est un fait : l’élevage de bovins à viande et laitier accentue l’effet de serre (plus que les transports !) et participe à la déforestation.
En voyage comme au quotidien, on peut réduire sa consommation de viande et « consommer moins pour consommer mieux ». Aujourd’hui, je préfère une belle pièce de viande provenant d’un circuit court et responsable que manger de la viande sous vide chaque jours.

A la maison comme en voyage, c’est la même habitude à prendre, et finalement, ce n’est pas si compliqué.

Réutiliser pour plus de créativité

Réutilise tout ce que tu peux. S’il y a bien une chose que les chiliens m’ont apporté, c’est leur créativité. Pots de peinture en pots de fleur, bouteilles de bières en verres à eau… Avec la mode du DIY, internet regorge de milliers d’idées pour réutiliser certains contenants qu’on auraient jeté.

mégots de cigarette

Ici, reconversion d’une boite métallique en cendrier de poche 

Gère au mieux ta consommation de plastique

Quelques petits réflexes à adopter sans bouleverser ton quotidien :

• S’équiper d’un tote bag (sac en tissus) pour aller faire ses courses ou autre. Cela permet de refuser les sacs plastiques que les commerçants proposent.

• Demande tes boissons sans pailles.

• Evite les supermarchés.

• Aies toujours avec toi  ta gourde remplie d’eau. Même pour un petit trajet.

• Garde sur toi un jeu de couverts pour les repas.

Ce sont de petites choses, mais au cumul, ça empêchera de nombreux éléments en plastique de se retrouver dans les océans et dans les estomacs de la faune aquatique.

Des petits gestes qui changent tout pour voyager responsable

Continue tes petits gestes au quotidien comme fermer complètement le robinet après utilisation, éteindre la lumière quand tu quittes une pièce, débrancher ton chargeur de téléphone quand ce dernier ne charge pas ou encore prendre des douches courtes pour limiter sa consommation d’eau (surtout si tu souhaites voyager dans des endroits où l’eau est précieuse…). Une douche de quelques minutes peut aussi s’avérer être un vrai bonheur.

Un petit réflexe à prendre et qui peut faire toute la différence : avoir une petite poubelle avec toi (que ce soit pour la nourriture, des papiers ou des mégots de cigarette). Cela t’aidera à patienter jusqu’à la prochaine poubelle que tu rencontreras.

Respecte l’environnement sans y laisser ta trace

Préserve ton patrimoine pour profiter de la beauté des paysages et des endroits que tu visites. Les découvrir est une chose, les abimer en est une autre.
Cela paraît normal mais pourtant de nombreuses catastrophes ont eu lieu depuis plusieurs années à cause des touristes. On évite donc de graver son nom sur un cactus ou un monument, on respecte les coutumes locales et traditionnelles : par exemple, en 2017, un touriste a fait du kitesurf sur une lagune sacrée dans le désert d’Atacama. Un comportement perturbant la faune déjà fragile et choquant les peuples qui vivent dans la zone.

Résultat : les locaux ont décidé de faire barrage au tourisme dans cette zone.

On lit aussi les instructions gouvernementales avec précautions. Elles ne sont pas là pour nous embêter bien au contraire. Cependant, ce n’est pas du goût de tout le monde et un touriste a mis le feu au parc Torres del Paine en 2012. Il a fait un feu malgré toutes les interdictions car les vents de Patagonie sont très violents. Résultats : 17.000 hectares partis en fumée, soit 27.000 terrains de football). Tout ça pour brûler du PQ…

Et toi ? Tu veux laisser quelle trace derrière toi ?

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